Avec 3 047 000 emplois salariés pour l’année 2006, soit 1 salarié sur 7, le secteur du commerce reste un marché porteur, générateur d’emplois. Cependant, derrière cette généralité se cache quelques inégalités. Mais avant de rentrer « dans le vif du sujet », un peu de vocabulaire : qu’entend t’on précisément par l’appellation générique « secteur du commerce » ?
Les trois branches d’activité
Savez-vous que le secteur du commerce se divise traditionnellement en trois branches qui sont le commerce de gros, le commerce de détail et de l’artisanat commercial et le secteur du commerce et de la réparation automobile ?
Alors, quelles sont les différences entre ces différentes branches ? Le secteur du commerce et de la réparation automobile porte bien son nom. Cela ne vous étonnera pas, il englobe, toutes les ventes liées à l’automobile. Cependant, il faut savoir que ce secteur est également concerné par toutes les activités de commerce et de réparation de motocycle.
Le commerce de gros et le commerce de détails sont deux types de secteurs qui sont traditionnellement opposés : le commerce de gros concerne le commerce interentreprises, alors que le commerce de détail revend la marchandise à l’unité ou par petite quantité à un client dans un magasin, une boutique ou par correspondance à l’aide d’un catalogue ou d’un site Internet. C’est ce troisième secteur que vous côtoyez vraisemblablement le plus souvent (supermarché, boulangerie, boucherie, fleuriste, magasin d’électroménager, pharmacie... etc.).
Croissance toujours au rendez vous pour le commerce de détail
Outre ces différences, il est intéressant de distinguer ces trois branches car selon les études de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des études économiques), elles n’ont pas connu ces dernières années une croissance équivalente en terme de vente.
En effet, si le commerce de gros et le commerce de l’automobile voient leur évolution ralentir, le commerce de détail se porte bien. Les ventes de l’ensemble du commerce de détail et de l’artisanat à caractère commercial progressent de 2,1 % en volume en 2006 et l’emploi salarié suit : + 1,1%.
Au sein même du secteur du commerce de détail et de l’artisanat, trois types d’activités tirent leur épingle du jeu. Les ventes des pharmacies et commerces médicaux, ainsi que le commerce non alimentaire spécialisé (notamment les spécialistes de l’équipement du foyer) sont particulièrement dynamiques puisqu’ils enregistrent respectivement une croissance des ventes de 7,8% et 4,3% en 2006. Outre les spécialistes de l’équipement du foyer qui sont, nous l’avons vu, très performants, le commerce non alimentaire spécialisé regroupe des activités diverses telles que l’habillement, la culture, les loisirs ou encore le sport.
L’émergence du e-commerce
Mais qu’elle est la troisième branche d’activité « à la mode » ? Il s’agit de la Vente à distance. La VAD comprend les activités de vente à distance par téléphone, par voie postale, par Internet, par catalogue… Et vous l’aurez deviné, cette activité est notamment « boostée » par le e-commerce (ou commerce par Internet). Entre 2000 et 2006, les effectifs salariés de la vente à distance sont passés de 33 900 à 35 600, le secteur du e-commerce employait 15 500 personnes en 2006 et enregistrait une croissance de l’emploi salarié de 27% par rapport à 2005. Pas étonnant lorsque le sait que le e-commerce a connu une hausse de 31% de son chiffre d’affaire en l’espace d’un an selon l’ACSEL (Association pour le commerce et les services en ligne).
Le commerce une activité urbaine
Et concernant l’implantation géographique ? Si le e-commerce n’a pas de barrière, puisque les ventes sont effectuées par le biais d’Internet, il faut savoir que les emplois du secteur du commerce sont généralement des emplois urbains. En effet, pour favoriser les ventes, l’implantation dans le tissu urbain est primordiale. Dans des régions à faible croissance démographique, on observe d’ailleurs des fermetures de commerces de proximité (boulangerie, boucherie…etc.) souvent remplacés par des pôles commerciaux concentrant plusieurs magasins.
Source : Données INSEE, Synthèse et conjoncture de l’emploi