En l’espace de 7 ans, la quinzaine du commerce équitable lancée par l’ONG Max Havelaar, pionnier en Europe du commerce équitable, est devenue un événement incon- tournable.
Le succès de la 7ème édition en 2007, nous le laissait deviner : 2008 connaîtra également sa quinzaine du commerce équitable. Cette manifestation se déroulera dans toutes les régions de France, du 23 avril au 11 mai 2008.
Au commencement
Le label du commerce équitable Max Havelaar est lancé en 1988 à l’initiative de deux néerlandais, Nico Roozen, Frans Van der Hoff et d’une association également néerlandaise Solidaridad. Au préalable, des expériences de commerce équitable avaient déjà existé par le biais notamment des « boutiques du monde ». Mais pour la première fois, est lancé une certification indépendante qui permet alors au commerce équitable de toucher un public plus vaste.
Le commerce équitable n’est donc pas nouveau. Apparu en France à la fin des années 1980, il n’a pas toujours eu la notoriété que nous lui connaissons. Auparavant, les consommateurs, ne trouvaient les produits équitables que dans certaines boutiques comme « Artisans du monde » alors qu’aujourd’hui, ces produits sont présents dans presque la quasi-totalité des supermarchés.
La diversification des points de ventes s’est également accompagnée d’un accroissement des références proposées. Le café, premier produit disponible a rapidement été rejoint par le thé, les jus de fruits, ou encore le riz. En 2006, 74 % des français reconnaissaient connaître le commerce équitable.
Equitable ? C'est-à-dire ?
Si ce commerce est appelé équitable, c’est parce qu’il repose sur des partenariats commerciaux basés sur le dialogue, la transparence et le respect. Il garantit les droits des producteurs et leur donne les moyens de vivre décemment. Les produits sont achetés à des agriculteurs d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Asie, à un prix juste, leur permettant de vivre et de continuer à cultiver leurs champs.
Le système du commerce équitable n’obéit pas, en effet, aux règles du marché classique. « Il garantit aux producteurs un contrat à long terme et la fixation d’un prix minimum pour éviter la fluctuation des cours » explique Victor Ferreira, le directeur de l’association Max Havelaar. La vente se fait sans intermédiaires et la production est en partie préfinancée pour éviter le recours à des crédits exorbitants.
En contrepartie, le producteur s’engage à fournir un produit de qualité, à respecter les normes sociales établies par l’Organisation internationale du travail et à consacrer une partie du produit de la vente à des projets de développement (éducation, amélioration des conditions de vie, mise en place de projets de développement...).
Ainsi, en payant un peu plus cher son paquet de café ou de thé, le consommateur des pays riches soutient l’activité des régions les plus défavorisées du monde.
Si la part du commerce équitable dans les échanges internationaux, reste encore très marginale, celui-ci est en pleine croissance et bénéficie d’une attention toute particulière puisque l’environnement et le développement durable sont devenus des véritables enjeux pour nos sociétés modernes.